Différences entre refuge et fourrière

Rôle des fourrières

Chaque commune doit disposer d'une fourrière apte à l'accueil et à la garde des chiens et chats trouvés errants ou en état de divagation ou être affiliée à l'une d'entre elles (article L. 211-24 du Code rural).
 
Lorsque l'animal est identifié, le gestionnaire de la fourrière recherche son propriétaire. A l'issue d'un délai franc de garde de huit jours ouvrés, si l'animal n'est pas réclamé par son propriétaire, il est considéré comme abandonné et devient la propriété du gestionnaire de la fourrière.

Lorsque l'animal n'est pas identifié, il est gardé pendant un délai franc de huit jours ouvrés. Si, à l'issue de ce délai, l'animal n'a pas été réclamé, il est considéré comme abandonné et devient la propriété du gestionnaire du refuge.

Un animal identifié à beaucoup plus de chance de retrouver son maître.

Après avis d'un vétérinaire, le gestionnaire de la fourrière peut céder les animaux à des refuges qui, seuls, sont habilités à proposer les animaux à l'adoption à un nouveau propriétaire. (article L. 211-26 du Code rural).

Après l'expiration du délai de garde, si le vétérinaire constate que l'animal n'est pas adoptable (trop âgé, malade, agressif), il procède à l'euthanasie de l'animal (article L. 211-25 du Code rural).

Rôles des refuges

Les SPA ne sont pas autorisées à récupérer les animaux errants. Les refuges ne peuvent accueillir que les animaux abandonnés directement aux refuges par leur propriétaire ou les animaux provenant des fourrières afin de leur trouver de nouveaux propriétaires. 
  
Un refuge est géré par une association de protection animale. Il recueille les animaux apportés par leur maîtres qui ne veulent plus ou ne peuvent plus les garder. Ils signent alors un "certificat d'abandon" qui autorise l'association à proposer ces animaux à l'adoption. Dans un refuge, aucune euthanasie n'est obligatoire.

Hélas, c'est parfois la solution la plus humaine dans les cas d'animaux très malades, grièvement blessés ou trop agressifs pour que l'on puisse prendre le risque de les confier à de nouveaux maîtres. Quand les refuges sont menacés de saturation, ils lancent des appels et organisent des "journées d'adoption" car pour toute association de protection animale, l'euthanasie ne peut être le remède à la surpopulation.

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